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Actus : Point vendanges 2023

Dernière mise à jour : 5 sept. 2023


Un proverbe paysan dit qu’"une bonne météo est une météo qui ne dure pas". Celle de 2023 aura bien changé, mais au lieu d’un peu de tout de temps en temps, il y aura eu beaucoup - et pendant des phases assez longues. Cependant, selon les régions, les conséquences auront été très disparates. Une saison qui est allée d’un peu à très chaotique, donc…


Dans le détail, voilà ce que ça donne de manière très large !

Une belle année au nord de la Loire


Au nord de la Loire (Anjou, Alsace, Bourgogne, Champagne), c’est assez homogène.


Avec, à noter à l’ouest, une lutte contre le gel qui aura porté ses fruits. Après une floraison tardive, sont arrivées les pluies du printemps qui se sont arrêtées au bon moment. Elles seront ensuite revenues régulièrement, pour permettre à la vigne de mûrir et au vigneron de travailler. Heureusement, car il a fallu quand même juguler le mildiou et l’oïdium.


En fin de campagne, les grappes sont généreuses. Surtout en Champagne, où les réserves en eau de la craie ont permis une belle maturation des raisins tout au long de l’été. Le millésime se présente à priori bien, et le botrytis qui pointe le bout de son nez ne gâchera pas la fête.


En Bourgogne, l’année aura été très bonne malgré une année sèche mais pas trop chaude. Quantité, maturité et équilibre. Les pluies tardives ne devraient pas non plus ternir le millésime.


Dans le Jura où le temps est plus continental, la chaleur a accéléré la maturité des raisins et écourté le cycle de la vigne. En Savoie, on aura une pensée pour les Aricoques qui ont perdu 90% de leur production après le passage d’une tempête… Le millésime s’annonçait bien mais les intempéries du 15 juin auront ruiné les espoirs de beaucoup.


Une année compliquée au sud de la Loire


Dans le bordelais et dans le sud ouest plus généralement, ce n’est pas le marasme absolu, mais l’année fût très compliquée. Le climat tropical de la fin du printemps et du début de l’été a fait proliférer le mildiou (adieu Merlot) et nous ont rappelé pourquoi on ne faisait pas de vin à l’équateur… Les Cabernet et les blancs ont mieux tenu que les Merlot. À Cahors aussi où les degrés sont en plus restés raisonnables (Laroque d’Antan prévoit de vendanger ses rouges début octobre). Belle finesse en vue.


Dans le Rhône, aussi bien au nord qu’au sud, il aura fallu tout affronter : pluie et mildiou en juin, canicule et sécheresse en août, grêle entre les deux… Les vignes à enracinement profond (travail du sol qui fait plonger les racines) avec des couverts végétaux et celles plantées dans des coins plus frais auront bien résisté à la sécheresse et les vignerons opiniâtres (hors grêle) sont très contents du résultat.


Le Languedoc et le Roussillon auront connu le même sort que le Rhône avec des vignobles qu’il a fallu protéger du mildiou et une sécheresse qui aura été fatale par endroit et bien tolérée à d’autres. Quelques pluies d’arrière saison auront aidé les raisins qu’il restait à gagner en équilibre.


Pour résumer, après un début de campagne pluvieux qui laissait craindre le pire au nord, le millésime sera finalement généreux et équilibré. Au sud, il faudra regarder parcelle par parcelle, celles qui permettront de faire des grands vins.






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